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Etudiante en Information-Communication à l'Université Paris VIII
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vendredi 15 février 2013

"Gangster Squad" : Un casting pretigieux pour une histoire déjà-vue!

Ryan Gosling est magnifique. Sean Penn, bien qu'il en fasse un peu trop, est charismatique. Emma Stone, esthétique. Josh Brolin qui se reconnaît comme protagoniste principal en toute fin de film, se montre plutôt effacé, du moins, comme les autres.
 
Des détectives, des flics, des gangsters, une fille. Des mains en l'air, des coups de feu sanglants, une histoire d'amour qui ne vaut pas beaucoup plus le détour. De l'humour aussi, on sourit.
 
Dans ce Los Angeles des années 1960, toute l'action est portée sur la poursuite du gang de Mickey Cohen (Sean Penn) par la brigade de Jerry Wooters (Ryan Gosling). Une course stylisée, trop même. Du graphisme aux effets de bande dessinée. Original peut-être, mais n'a t-on pas déjà classé dans nos films cultes Les Affranchis, Scarface et d'autres grands succès toujours avec des bonnes gueules de malfrats "en veux-tu? en voilà" ?
 
Mais Cohen, tout comme sa carrière palpitante au sein de la Yiddish Connection a nettement moins été traité au cinéma comparé à un Al Capone surreprésenté. Le réalisateur du léger Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer) se devait de saisir cette occasion inestimable.
 
Non mais franchement! Il est difficile de ne pas remarquer combien le succès commercial semble être plus légitime pour le réalisateur que l'humble fierté d'avoir créer un film à lui, qu'il aurait créer, "procréer". Bref, de l'action oui, mais du fond, non.


 

dimanche 27 janvier 2013

"Django Unchained" : difficile de l'exploiter

"My name is Django.", ainsi sera la réponse de cet esclave de veille de Sécession incarné par un Jamie Foxx tout en forme à la question "What’s your name?" posée par le frauduleux Dr King Schültz minutieusement représenté par Christophe Waltz. Ces deux hommes que rien ne semble lier de prime abord seront pourtant deux fidèles acolytes qui surmonteront nombre de péripéties ensemble. Schültz qui est en fait un malin chasseur de prime a besoin de l’aide de Django pour retrouver ceux qu’il doit tuer, en échange il lui rend sa liberté. Bon deal pour un esclave qui va d’ailleurs en profiter pour libérer sa bien-aimée, Broomhilda, Brünhild, comme on l’entendra. Ce dernier sera vu comme un associé, un « noir d’exception » diront les autres blancs. Ceux-ci seront souvent très étonnés, parfois amusés de le voir se trimbaler en costume de valet jusqu’au moment où le serviteur personnel de Calvin J. Candie, fidèle esclavagiste qui était prêt à affairer avec eux, découvrira le pot aux roses en devinant que les deux hommes n’étaient pas venus pour leurs « Hercunègres » mais pour la femme meurtrie de Django. A partir de ce moment-là on reconnait la patte sanglante et cynique de Quentin Tarantino. Des explosions de sang un peu partout, des coups de feu, des cris. Mais aussi des rires, des dialogues empreints d’humour et de dérision et enfin une bande originale authentique ; Ce film étant un remake du western spaghetti Django de 1966 dont la musique réalisée par le grand Ennio Morricone a été reprise. Tourné entièrement dans des paysages naturels et réels, seules les maintes scènes de violence seront composées à partir d’images de synthèse. 




Ce film traitant du sujet grave de l’esclavagisme va le transformer en un sujet touchant et humaniste à la fois. Tarantino y insère comme dans beaucoup de ses films une histoire d’amour un peu facile à la manière de l’industrie hollywoodienne mais bien que ce thème ait beau été traité à maintes reprises au cinéma, jamais on a pu voir un tel retournement de situation engagé par une mécanique de scénario qui parait pourtant assez simple avec des méchants, des gentils et de l'action. Un esclave noir révolté qui va se venger de ses maîtres blancs en les massacrant tous. Exception faite, il ne tuera pas ce faux docteur allemand qui deviendra son ami. Mais c’est cette simplicité, cette clarté évidente dans le scénario qu'il fallait néanmoins trouver qui va permettre à ce film de rester dans nos mémoires encore un bon bout de temps à la déception d’un Spike Lee choqué par la blaxploitation accrue et inexpliquée de Tarantino pourtant d'origine européenne.